La vaccination, les pouvoirs publics se mobilisent

Depuis 2005, la semaine de la vaccination et l'INPES associée au Haut Conseil de Santé Publique et aux professionnels de santé permet d'informer la population grâce à des documents pratiques pour nouer où plutôt renouer le dialogue autour de la vaccination.

Depuis pourtant plus de cent ans que la vaccination existe, des accidents survenus, des controverses l'ont rendu presque suspecte. De plus en plus de personnes en France rechignent à se faire vacciner et nous sommes devenus la lanterne rouge en cette matière en Europe.

Pourtant depuis 1950 les vaccinations ont contribué selon l'INSERM à diviser par 30 ou plus la mortalité due aux maladies infectieuses. Etat des lieux. Où est le vrai danger,  être où ne pas être vacciné?



Principe de la vaccination

Nous connaissons tous le procédé de la vaccination qui consiste à créer une réaction immunitaire contre une maladie infectieuse grâce à un microbe rendu inoffensif (atténué ou tué) injecté dans notre corps. Lors d'une vraie contamination, l'immunité acquise, s'active et les lymphocytes B produisent des anticorps. Le microbe est reconnu et éliminé avant que vous ne tombiez malade. Cependant, progressivement, dans un délai plus ou moins long, la mémoire du système immunitaire diminue, fixant la durée d'efficacité du vaccin.


Calendrier des vaccinations


Le calendrier vaccinal fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France, en fonction de leur âge. Certaines vaccinations sont obligatoires et les personnes titulaires de l'autorité parentale doivent veiller au respect de cette obligation. La primo vaccination et les rappels sont obligatoires jusqu'à l'âge de 13 ans. Les sujets qui ont eu un contact récent avec un malade infecté sont vaccinés Elle est essentielle chez l'ado, (En 2009 avec le Plan « Santé jeunes » a été mise en place une consultation gratuite). Les adultes font de plus en plus l'impasse sur les rappels et le niveau de protection chute. Les autorités sanitaires assurent pourtant que le rapport bénéfice/risque est suffisamment significatif. Les vaccins obligatoires sont remboursés par la sécurité sociale. A noter que certaines professions (égoutiers, professions médicales...) doivent avoir des vaccins supplémentaires par rapport au reste de la population.


Trois vaccins obligatoires

Obligatoire pour tous les enfants avant 18 mois. Trois vaccins sont traditionnellement administrés simultanément dans l'enfance au sein du DT Polio, cependant il est très difficile de ne pratiquer que ces seuls vaccins, en effet ce produit, "DTP" sans aluminium, n'est plus commercialisé. Ces 3 vaccins sont en général inoculés en même temps que les vaccins non obligatoires contre la coqueluche et l'Haemophilus influenzae B au sein d'un vaccin dit "pentavalent" (cinq actions). A noter La fièvre jaune : Pour toutes les personnes résidant en Guyane.


Campagne de vaccination


La vaccination à large échelle permet de réduire de façon importante l'incidence de la maladie chez la population vaccinée, mais aussi, si la transmission de celle-ci est uniquement inter-humaine,  chez celle qui ne l'est pas, le réservoir humain du germe devenant très réduit. L'éradication de la poliomyélite de type 2 en 1999 est la conséquence des campagnes de vaccinations. Ce sont les autorités sanitaires qui prennent les décisions de vaccinations massives si une épidémie menace.


Vaccination préventive


Elle ne cesse de voir son domaine s'élargir et peut prévenir les maladies suivantes : Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, méningite, hépatite B, grippe, tuberculose, rougeole, rubéole, oreillons, pneumocoque. Les deux principales maladies qui pourraient bénéficier d'une vaste campagne de vaccination sont la rougeole et l'hépatite virale B avec près de 300 000 décès d'enfants pour chacune d'entre elles.


Vaccins et effets secondaires

 
Les effets indésirables de la vaccination dépendent d'abord de l'agent infectieux combattu, et du type de vaccin.  Du mode d'administration (injection intramusculaire, injection intradermique, prise orale…  ainsi que du solvant, de la présence éventuelle d'adjuvants et de conservateurs chimiques. Il n'existe donc pas d'effet secondaire commun à tous les modes de vaccination. Suivant les vaccins, certains effets indésirables, en général bénins, se retrouvent de manière plus ou moins fréquente. L'une des manifestations les plus courantes est la fièvre et une inflammation locale qui traduisent le déclenchement de la réponse immunitaire recherchée par la vaccination. Dans de très rares cas, la vaccination peut entraîner des effets indésirables sérieux.


Controverse sur la vaccination

La proportion de personnes opposée aux vaccinations tend à croître, mais reste marginale. Certaines associations mettent en avant le principe de "liberté vaccinale". Cette opposition repose essentiellement sur la crainte d'effets indésirables. Il semble que la conviction des professionnels de santé sur l'importance de la vaccination joue un rôle important sur la perception du public à ce sujet.


Les vaccins du futur

De nouvelles infections se développent (sida, hépatite C), des maladies qu'on croyait appartenir au passé réapparaissent,  les résistances aux antibiotiques commencent à prendre une ampleur inquiétante. Dans ce contexte difficile, une grande partie des espoirs repose sur le développement de nouveaux vaccins.  Tirant partie des avancées de la génétique, la recherche travaille à la mise au point de nouveaux vaccins rendus inoffensifs, où dont le coût de production est rendu moindre ce qui est loin d'être négligeable quant on sait que les pays en développement sont les premiers touchés par les maladies infectieuses.  Alzheimer, cancer, sida, dépendance… En amont du développement de nouvelles générations de vaccins, de nombreux laboratoires travaillent à une meilleure compréhension de notre système immunitaire où encore à l'amélioration des biotechnologies. L'avancée de ces connaissances fondamentales est capitale pour le développement des vaccins de demain, qui renforceront la lutte contre les grands fléaux qui menacent l'être humain.


Les principaux vaccins

•    La variole
La variole est considérée comme éradiquée depuis 1977. La vaccination n'est donc plus du tout pratiquée même si des stocks de vaccins sont conservés en cas de résurgence.

•    Rubéole 
Ce vaccin n'est pas obligatoire mais il est fortement recommandé pour les enfants entre 12 et 15 mois et surtout pour les jeunes filles avant la puberté et les femmes en âge d'avoir des enfants.

•    Le papillomavirus
Depuis 2007 l'assurance maladie prend en charge la vaccination contre certains types de papillomavirus des jeunes filles de 14 ans (et celles de 15 à 23 ans en rattrapage si leur activité sexuelle a débuté moins d'un an auparavant). Cette vaccination coûte environ 407 € par jeune fille vaccinée, remboursable à 65 %.

•    La tuberculose
La vaccination contre le virus de la tuberculose n'est plus obligatoire depuis 2007. Les instances internationales recommandent de vacciner les populations à risque dans les zones endémiques des pays en voie de développement mais aussi dans les pays développés, là où des foyers de résurgence de la maladie sont réapparus dans les années 90 comme en région parisienne.

•    La pneumonie
En 2005, les décès par pneumonie sont estimés à 2 millions d'enfants selon l'OMS. Cela représente 18 % de la mortalité infantile totale annuelle.

•    Hépatite B 
Cent fois plus contagieux que le virus du sida, on compte en France 300 000 porteurs chroniques de cette très grave maladie conduisant à la cirrhose et au cancer du foie. On estime à 350 millions le nombre de porteurs à travers le monde et il convient au voyageur d'en tenir compte. Le vaccin contre l'hépatite B est une arme très efficace. Il marche quasiment à 100 %. Malgré la controverse, notamment sur les risques de scléroses en plaques non prouvés scientifiquement, ce vaccin est fortement recommandé par les médecins. En Italie, 95 % des enfants sont vaccinés et la maladie a déjà nettement diminué.

•    ROR Rougeole Oreillons Rubéole
Ce vaccin n'est pas obligatoire. Il est généralement fait entre 12 et 15 mois. Il est fortement recommandé pour les garçons de 11 à 12 ans non vaccinés et n'ayant pas développé la maladie et pour les jeunes femmes en âge de procréer.

•    Varicelle & Coqueluche
Vaccin non obligatoire mais recommandé pour la varicelle pour les enfants à partir de 2 mois et les plus de 18 ans non immunisés  exposés à la maladie.

•    La grippe
Depuis que l'Assurance maladie prend en charge à 100 % le vaccin contre la grippe chez des personnes de plus de 65 ans, la mortalité liée à cette maladie a fortement chuté : moins de 230 décès par an (hiver 2004-2005), contre 25 000 en moyenne dans les années 1970.

En savoir plus
www.semaine-vaccination.fr


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